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Birmanie - Qu'est ce qu'on mange ce soir? Immersion dans la cuisine locale

Mis à jour : 22 avr. 2019



En tour du monde, la question revient inlassablement plusieurs fois par jour... Que va t on manger?

En Asie, une fois sur 2 c'est riz, le reste du temps c'est nouille. Mais ce qui vient en accompagnement est très aléatoire. On les appelle "les expériences culinaires à répétition". Parfois ces expériences sont excellentes mais parfois c'est un désastre pour les papilles voir pour l'estomac. Comme on est incapable de s'exprimer en birman, on baragouine 3 mots d'anglais en faisant des gestes et en désignant les plats pour se faire comprendre. Ce sera la surprise quand l'assiette arrive.



- Cuisine de rue - Les locaux ne vont pas au resto comme on l'imagine en Europe mais ils mangent très souvent dehors dans des cuisines de rue. Ces cuisines sont composées d'une gargotte, de tabourets ou chaises en plastiques installées à même le trottoir. La cuisine, jamais très loin, elle aussi a meme le trottoir, est sommaire. Le cuistot utilise souvent des grands woks ou des marmittes qui ont l'air d'avoir 50 ans. Les plats ne sont pas toujours identifiables.

- "Chicken?" - "yes chicken" - "is it spicy?" - "..." - "chili?" - "..." Bon.. vu que ça baigne dans une sauce rouge, y'a de grandes chances que ce soit épicé. Certains jours on évite!

On se lance pour la street food et on s'installe sur les petites tabourets en attendant le plat. Mais pourquoi sont ils toujours minuscules ces tabourets?



Déjà on nous amène de la soupe alors qu'on a encore rien commandé et qu'à aucun moment, le mot "soupe" n'a été prononcé. Pas grave, globalement ces soupes qui tirent davantage sur le bouillon de légumes, sont plutôt bonnes. On a droit à un petit bol chacune.



Puis c'est l'arrivée de l'assiette! Parfois ils ont eu l'idée de rajouter dessus de la sauce pimentée... et la c'est la cata, tu as la gorge en feu. Autant vous dire que les conséquences sont parfois désastreuses, même si les plats sont très bons! Parfois la serveuse dispose sur la table une armée entière de petites assiettes qui viennent en accompagnement.

Ces petites assiettes contiennent toutes sortes de choses comme: - du piment séché - du piment en sauce - salade de feuilles de thé - tamarin en sauce - concombre cru - mini aubergine crue - des herbes aromatiques - etc...

On pourra commander le même plat dans 3 gargottes différentes, tout sera différent. (Quantité, cuisson, sauce, degré du piquant du piment, accompagnements)




Globalement les plats locaux varient peu: currys (poulet, porc, poisson ou végétarien) ou brochettes grillées accompagnées de nouilles ou de riz. Ce qui diffèrent, ce sont les sauces, les légumes, les assaisonnements et les cuissons. Il est assez facile de manger végétarien.



Perso, nous on a un faible pour les nouilles de riz que l'on pourrait manger à tous les repas... ou presque, on s'en reparle dans 6 mois!



- Restaurants - Bien sûr, il n'y a pas que les gargottes de rue, il y a aussi des restaurants. Au bout de 3 semaines en Birmanie, on a compris que les incontournables de la cuisine du pays, c'était d'une part le curry mais aussi et surtout les nouilles shan! Donc quand un resto affiche "cuisine birmane", on sait qu'on va manger un curry ou des nouilles. On y est un peu mieux installé que dans une gargotte et les prix sont plus élevés.

Les restaurants destinés aux touristes affichent parfois des burgers, des pizzas, de la cuisine thaï ou chinoise. Nous privilégions les repas locaux, sauf lorsque l'on craque pour un burger quand on fait une overdose de curry ou de nouilles ! Car même si c'est très bon, en manger tous les jours, ca devient un peu triste et monotone.



Et côté boisson? Il y a la bière nationale vendue partout en bouteille, en canette ou au verre: la bière "Myanmar". On trouve du vin parfois. On a jamais testé. Notre petit pêché mignon, ce sont les jus de fruits frais pressés. Ananas, citrons, fraises, bananes, melons... On se régale. Au début on les prenait sans glace mais maintenant on s'en fout!



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